Ingénierie de formation et ingénierie pédagogique Un parcours ne se digitalise pas. Il se conçoit.

Présentiel, distanciel, hybride : la question n’est plus de savoir comment diffuser un contenu, mais quelle architecture d’apprentissage sert le mieux les compétences visées, vos publics et vos contraintes. Je conçois avec vos équipes des parcours où chaque modalité, chaque activité et chaque évaluation répond à une intention explicite.

Une conceptrice pédagogique organise au mur la frise d’un parcours hybride en post-it, avec deux formateurs qui discutent des séquences

Un parcours à concevoir ou à transformer ?

Parlons de votre projet : les compétences visées, vos publics, vos contraintes d’organisation et vos échéances. Je vous propose la démarche la plus adaptée.

L’hybridation efficace exige une ingénierie, pas une logistique.

La crise sanitaire a fait basculer des parcours entiers à distance, souvent par simple transposition du présentiel. Contenus déposés sur une plateforme, classes virtuelles calquées sur le cours magistral, tutorat improvisé : le dispositif tient sur le papier, mais les apprenants décrochent et les formateurs s’épuisent.

À l’inverse, en présentiel, l’action est partout sans être toujours pensée. Dans les métiers du geste, « je montre, ils répètent » reste le réflexe dominant. L’apprenant reproduit, rarement il construit, et le geste s’ancre mal.

Dans les deux cas, le problème n’est pas l’outil ni la modalité. C’est l’absence d’intention explicite derrière chaque choix : pourquoi cette séquence en présentiel, pourquoi cette activité, comment saura-t-on qu’elle a fait apprendre.

La démarche

Six étapes, de l’analyse des besoins à l’amélioration continue.

Concevoir un parcours ne s’improvise pas. La méthode part des compétences et des situations professionnelles de référence, puis descend jusqu’à l’activité, l’évaluation et l’accompagnement. Elle se co-construit avec vos formateurs : ce sont eux qui feront vivre le dispositif.

Étape 1

Analyser les besoins et les compétences visées

Compétences cibles (référentiel RNCP ou RS le cas échéant), profil des apprenants, situations professionnelles de référence. C’est ici que se décide la part de présentiel, de distanciel et de synchrone.

Étape 2

Architecturer et séquencer le parcours

Grandes séquences, logique de progression, attribution de chaque séquence à la modalité qui lui apporte le plus. L’architecture se construit avec les formateurs, pas à leur place.

Étape 3

Concevoir les activités et les ressources

Grains pédagogiques courts, études de cas, mises en situation, activités collaboratives, ressources interactives. Les méthodes actives sont choisies selon l’objectif et les contraintes réelles du terrain.

Exemple : en atelier de cuisine, une démonstration devient une séquence où les apprenants comparent deux dressages, identifient les écarts et formulent eux-mêmes les critères de réussite avant de passer au poste.

Étape 4

Intégrer l’évaluation et le feedback

Évaluations formatives tout au long du parcours, évaluations sommatives alignées sur les compétences, grilles critériées, boucles de feedback rapides. L’évaluation se conçoit avec le parcours, pas après.

Étape 5

Structurer le tutorat

Formes d’accompagnement (synchrone, asynchrone, individuel, collectif, par les pairs), rôle de chaque tuteur, charte tutorale, outils de suivi, procédure d’alerte en cas de décrochage.

Étape 6

Évaluer le dispositif et l’ajuster

Indicateurs de suivi (complétion, résultats, décrochage), retours apprenants en cours et en fin de parcours, retour d’expérience avec l’équipe. Le dispositif s’améliore avant d’être généralisé.

Conception co-construite avec vos formateurs
Traçabilité alignée sur les exigences Qualiopi
Démarche calibrée selon votre projet : un module, un parcours complet ou la transformation d’une filière.
L’hybridation intentionnelle

Chaque modalité mobilisée pour ce qu’elle apporte.

Dans un parcours bien conçu, le distanciel n’est pas un présentiel dégradé et le présentiel n’est plus le mode par défaut. Chaque modalité a sa valeur propre.

01

Distanciel asynchrone

Autonomie et appropriation

Ressources accessibles à tout moment : capsules vidéo, modules interactifs, quiz d’autoévaluation. L’apprenant avance à son rythme.

  • Apports de connaissances
  • Travail préparatoire
  • Révisions et consolidation
02

Présentiel

Interaction et mise en situation

Le temps de regroupement à haute valeur ajoutée, indispensable pour les gestes techniques et les situations qui exigent la présence physique.

  • Ateliers pratiques et jeux de rôle
  • Feedback individualisé
  • Coopération et régulation du groupe
03

Hybride synchrone

Articulation individuel et collectif

Classes virtuelles et comodalité : le lien collectif est maintenu sans contrainte géographique.

  • Travaux collaboratifs
  • Débriefings et synthèses
  • Classes virtuelles de remédiation

Aucune modalité n’est supérieure aux autres. Leur pertinence dépend des compétences visées, du public et du contexte.

Quatre variables pour fixer la part de chaque modalité
OrganisationContraintes horaires, rythme d’alternance, planning de l’établissement.
ApprenantsNiveau d’autonomie, équipement numérique, capacité d’autorégulation.
FormateursAisance avec les outils, posture d’accompagnement à distance.
Plus-value pédagogiqueType de compétences, besoin de présence physique pour la pratique.
Pédagogies actives

Ce que le terrain m’a appris.

Douze ans de face-à-face en CFA, puis plusieurs années à former des formateurs à FERRANDI Paris. Voici ce qui fait réellement fonctionner une méthode active, au-delà du choix de la technique.

01

Tout se joue dans la consigne

Un 1-2-4-tous ou une visite du musée peuvent donner des résultats très différents avec le même groupe. La différence tient presque toujours à la formulation de la consigne. Je passe plus de temps sur elle que sur le choix de la technique.

« Notez vos idées sur l’affiche » produit une liste. « Complétez ou contestez ce qu’a écrit le groupe précédent » produit un débat.

02

Le formateur ne disparaît pas, il change de place

Faire travailler un groupe en autonomie ne veut pas dire le laisser seul. Pendant que les sous-groupes travaillent, j’observe : qui décroche, où ils bloquent, quelle erreur revient d’une table à l’autre.

Ces observations nourrissent les cinq minutes de reprise en plénière. Courtes, mais ciblées.

03

La correction croisée, l’outil à garder s’il n’en restait qu’un

Pour évaluer le travail d’un autre, l’apprenant doit comprendre ce qu’on attend de lui. Deux précautions suffisent : donner les critères avant l’exercice, pas après, et trancher soi-même quand deux apprenants ne sont pas d’accord. Avec des débutants, ce dernier point n’est pas négociable.

04

Un sous-groupe n’est pas une équipe

Un qui fait, trois qui regardent : pour l’éviter, trois règles simples. Répartir les rôles, donner une tâche impossible à réaliser seul, tirer au sort celui qui restitue. Faire tourner les places et co-construire les règles de vie dès la rentrée va dans le même sens.

RapporteurGardien du tempsContradicteur
05

En alternance, la meilleure méthode active, c’est l’entreprise

Pour un apprenti, rien n’est plus actif qu’une situation de travail réelle. Le rôle de la salle de formation n’est pas de la remplacer par des simulations, mais d’en faire un objet d’analyse : qu’as-tu fait, pourquoi, que ferais-tu autrement ? C’est le principe de l’AFEST, sur lequel j’ai construit la formation de formateurs aujourd’hui déployée dans les écoles de la CCI Paris Île-de-France. Quand un apprenti arrive avec une situation vécue la veille, la dynamique de groupe se crée presque seule. Former vos formateurs

Avant de choisir une technique, trois questions

  1. Que doit produire l’apprenant qu’il ne savait pas produire avant ?
  2. En quoi a-t-il besoin des autres pour y arriver ?
  3. Comment saura-t-il, et saurai-je, s’il s’est trompé ?
Les livrables

Un parcours documenté que vos équipes savent faire vivre.

Chaque étape produit un document exploitable. L’architecture découle de la cartographie des compétences, les scénarios de l’architecture, les grilles des scénarios.

Note de cadrage et cartographie des compétences visées
Architecture du parcours et répartition des modalités
Scénarios pédagogiques détaillés, séquence par séquence
Grilles d’évaluation critériées
Charte tutorale et outils de suivi
Tableau de bord de pilotage du dispositif

Vous repartez avec un dispositif, pas avec une maquette. La traçabilité est pensée dès la conception : elle sert à réguler les apprentissages autant qu’à répondre à un auditeur.

Séance hybride en comodalité : un formateur anime un groupe réuni autour d’une table et quatre apprenants connectés à distance sur grand écran
La comodalité en pratique

Un seul groupe,
deux lieux

Une partie des apprenants dans la salle, l’autre à distance, la même activité pour tous. Cela ne tient que si la séance a été scénarisée pour les deux publics : consignes, temps d’échange, rôle du formateur.

Ce qui me distingue

Je conçois des parcours depuis la salle de formation.

J’ai été formateur douze ans en CFA, dont quatre comme référent numérique, puis j’ai piloté le développement et l’innovation pédagogiques de FERRANDI Paris, du CAP au Bac+5, avant de diriger la pédagogie d’un groupe de cinq campus. J’y ai conçu des programmes et une formation de formateurs aujourd’hui déployée dans l’ensemble des écoles de la CCI Paris Île-de-France. Je sais ce qu’un scénario devient une fois face aux apprenants.

  • Des pédagogies actives fondées, pas à la modeEngagement cognitif, pratique délibérée, charge mentale, transfert : chaque méthode est choisie sur des bases solides, loin des mythes comme la pyramide des pourcentages de rétention.
  • Éprouvées à l’aune du terrainTemps de cuisson, coût matière, sécurité, effectifs, durée de séance : une méthode qui ne tient pas dans l’atelier réel n’est pas retenue.
  • L’humain reste au centreLe tutorat est la colonne vertébrale d’un parcours hybride, et l’IA ne remplace ni le jugement pédagogique ni l’évaluation en situation. Former vos équipes à l’IA
Selon votre besoin

Trois portes d’entrée, une même méthode.

Vous pouvez confier la conception d’un parcours, faire monter vos formateurs en compétence, ou combiner les deux.

Conception

Concevoir ou refondre un parcours

Analyse des besoins, architecture, scénarisation, évaluation et tutorat, pour un parcours présentiel, hybride ou à distance, jusqu’au déploiement.

Pour un nouveau parcours, une certification à décliner ou un dispositif à transformer.
Formation-action

Former vos équipes aux pédagogies actives

Deux jours pour concevoir, animer et évaluer des séquences actives. Chaque formateur repart avec une séquence de son métier scénarisée et sa grille d’évaluation. Une déclinaison existe pour les arts culinaires et l’hospitality.

Pour des équipes qui veulent passer du « je montre » au « ils construisent ».
Tutorat

Structurer l’accompagnement

Charte tutorale, rôles des tuteurs, outils de suivi, procédure d’alerte décrochage et formation des formateurs-tuteurs à la posture d’accompagnement à distance.

Pour sécuriser un dispositif hybride ou à distance déjà en place.
Pour qui

Pensé pour les établissements qui forment à un métier.

CFA Écoles techniques et professionnelles Écoles des arts culinaires et de l’hôtellerie Enseignement supérieur Organismes de formation Académies d’entreprise
Le principe

Les établissements qui feront la différence ne seront pas ceux qui auront le plus d’outils, mais ceux qui sauront concevoir des parcours cohérents, engageants et alignés sur les compétences attendues.

David Maily, fondateur de Lernea Consulting. Ancien responsable du développement et de l’innovation pédagogiques de FERRANDI Paris.

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