J’accompagne les CFA, les écoles et les organismes de formation dans la préparation de leurs audits Qualiopi : initial, de surveillance ou de renouvellement. L’auditeur ne juge pas vos intentions, il vérifie vos preuves. Depuis le 1er novembre 2026, le référentiel est révisé et l’arrêté du 28 octobre réécrit les règles d’audit : le jour J, seuls votre direction et vos salariés permanents mandatés sont autour de la table. Nous rendons votre fonctionnement réel démontrable, indicateur par indicateur, et vos équipes capables de le défendre seules.
Publié au Journal officiel du 1er novembre 2026, l’arrêté relatif aux modalités d’audit et d’accréditation réécrit la manière dont les certificateurs vérifient votre conformité, du dossier initial jusqu’au renouvellement. Il s’ajoute au référentiel révisé par le décret n° 2026-728.
Période transitoire. Jusqu’au 31 décembre 2026, les organismes déjà certifiés ou dont l’audit initial était programmé avant le 1er novembre peuvent encore être audités selon les anciennes modalités. À partir du 1er janvier 2027, tous les audits relèvent du nouveau cadre.
Le référentiel est commun, mais les indicateurs applicables, les preuves attendues et les points sensibles dépendent de vos catégories d’action. La préparation part de votre situation, pas d’une checklist générique.
La catégorie apprentissage ajoute ses propres indicateurs, et le référentiel révisé crée l’indicateur 33, réservé aux CFA. J’ai été formateur douze ans en CFA : je connais la réalité que l’auditeur vient vérifier.
Écoles techniques et professionnelles, établissements d’enseignement supérieur : plusieurs catégories d’action souvent cumulées, des titres RNCP, parfois plusieurs campus. La preuve doit être cohérente d’un site et d’une filière à l’autre.
Formation continue, distanciel, sous-traitance, financement CPF ou OPCO : les points de vigilance se concentrent sur l’information publique, le suivi à distance et la chaîne de responsabilité qualité.
Parlons de votre situation : type d’audit, date, catégories d’action, dernières non-conformités, ancien ou nouveau régime d’audit. Je vous dis ce qui est prioritaire et ce qui peut attendre.
Sur le terrain, la conformité échoue rarement faute de compétence pédagogique. Elle échoue par défaut de preuve : des adaptations faites mais jamais écrites, une veille réelle mais dispersée dans des boîtes mail, des réclamations traitées au téléphone sans registre, un suivi à distance que personne ne peut montrer.
Le réflexe habituel consiste à remplir un classeur dans les semaines qui précèdent l’audit. Le résultat est fragile : la preuve dépend d’une seule personne, elle ne correspond pas toujours à ce que font les équipes, et l’audit de surveillance suivant repart de zéro.
L’enjeu n’est pas seulement réglementaire. Depuis le 1er janvier 2022, Qualiopi conditionne l’accès aux fonds publics et mutualisés : CPF, OPCO, État, Régions, France Travail. Une non-conformité majeure non levée, c’est un financement qui s’arrête.
Je ne vous demande pas de changer vos pratiques pour coller au référentiel. Je regarde d’abord ce qui fonctionne chez vous, puis nous construisons la preuve qui le montre, au fil de l’eau plutôt qu’en urgence.
Lecture de l’existant indicateur par indicateur, selon vos catégories d’action (formation, apprentissage, VAE, bilan de compétences) : ce qui est en place, ce qui est tracé, ce qui manque. Les écarts sont hiérarchisés selon leur risque, en intégrant les exigences du référentiel révisé.
Pour chaque indicateur applicable, nous identifions la preuve attendue, puis nous la créons ou la fiabilisons : procédures, modèles, registres. Le tout rangé dans un classeur de preuve que n’importe quel membre de l’équipe sait ouvrir.
Exemple : pour l’indicateur 33, nous distinguons ce que votre enquête de satisfaction mesure déjà de ce que les apprentis doivent pouvoir dire sur les enseignements eux-mêmes, puis nous construisons le questionnaire et la boucle de traitement.
Simulation dans les conditions de l’arrêté du 28 octobre : vos seuls interlocuteurs internes autour de la table, revue documentaire, entretiens avec la direction, les formateurs, le référent handicap, observation d’une séance choisie sur place. Toute preuve absente est traitée comme une non-conformité. L’objectif est de révéler les angles morts et d’entraîner vos interlocuteurs à parler de leur pratique, pas de réciter le classeur.
Levée des écarts priorisés, avec un responsable, une échéance et une preuve attendue pour chacun. Vos équipes savent ce qu’elles doivent produire et pourquoi.
Constitution du dossier préalable avec vous (organigramme, description des activités, bilan pédagogique et financier, sites), préparation des personnes mandatées pour l’audit, puis, après le passage de l’auditeur, traitement des éventuelles non-conformités et ancrage de la démarche d’amélioration continue, désormais adossée à une analyse des risques, pour aborder l’audit de surveillance sans repartir de zéro.
Chaque étape produit un document exploitable. Le diagnostic oriente le classeur de preuve, l’audit blanc alimente le plan d’action, le tableau de bord fait vivre l’ensemble entre deux audits.
Vous repartez avec un système, pas avec un classeur. La preuve se produit au fil de l’activité, plusieurs personnes savent la retrouver, et votre établissement prépare ses audits suivants sans dépendre d’un prestataire.
J’ai été formateur pendant douze ans en CFA, puis membre du comité de direction de FERRANDI Paris pendant sept ans, où j’ai participé aux audits Qualiopi aux côtés de la responsable qualité. Ce qui m’intéresse dans le référentiel, c’est ce qu’il révèle du fonctionnement pédagogique réel d’un établissement : comment on accueille, on adapte, on suit, on évalue.
La préparation s’ajuste au type d’audit qui vous attend et à son échéance.
Identification des indicateurs applicables, construction complète du système de preuve, dossier préalable et audit blanc sur site. Les nouveaux entrants seront ensuite surveillés sur site : la preuve doit tenir dans la durée.
Vérification que la preuve est toujours produite, traitement des écarts depuis l’audit initial, mise à niveau sur les indicateurs réécrits.
Audit blanc complet et plan d’action, calés pour que la décision tombe avant l’échéance du certificat, puis routine d’audit interne et tableau de bord pour le cycle suivant.
Le jour de l’audit, ce qui n’est pas tracé n’existe pas. La qualité se joue avant, dans la preuve construite au fil de l’eau.
Type d’audit, date, catégories d’action, dernières non-conformités : en un échange, je vous dis ce qui est prioritaire, ce qui peut attendre, et si la période transitoire jusqu’au 31 décembre vous concerne.