Former vos chefs-formateurs Vos chefs maîtrisent le geste. Reste à leur apprendre à le transmettre.

Dans les écoles de cuisine, de pâtisserie et d’hôtellerie, on recrute des chefs pour leur talent et leur parcours, rarement pour leur pédagogie. L’écart entre exécuter un geste à la perfection et savoir l’enseigner est précisément l’endroit où se perd la qualité de la formation. Je forme vos chefs à le combler, au labo, en technologie et au restaurant d’application.

Un chef instructeur transmet un geste de dressage à de jeunes apprentis en cuisine professionnelle

De nouveaux chefs-formateurs à intégrer ?

Parlons de votre école : le nombre de chefs concernés, leur ancienneté en enseignement, vos plateaux techniques et vos échéances. Je vous propose le format le plus adapté.

Un grand chef n’est pas un pédagogue, et ce n’est pas un défaut.

Le chef arrive de la brigade avec des années de métier dans les mains. Il y a appris à produire vite et juste, à diriger une équipe sous la pression du service. En salle de TP, il retrouve des fourneaux, des commis et une carte à tenir : tout lui rappelle la cuisine, alors il enseigne comme en cuisine. Il montre, on refait, il rectifie.

Le problème, c’est que le service et l’apprentissage n’ont pas le même tempo. En brigade, l’erreur coûte une assiette ; en formation, c’est elle qui fait progresser, à condition qu’on prenne le temps de l’analyser. Et quand l’évaluation porte sur l’assiette finale, personne ne sait dire où le geste a décroché.

Ce qui change

Trois déplacements à faire vivre au chef.

Devenir chef-formateur ne demande pas d’oublier le métier. Cela demande de le regarder autrement, depuis la place de celui qui apprend.

01

De la brigade à la salle de TP

Diriger pour faire apprendre

En cuisine, le chef organise le travail pour sortir le service. En TP, il l’organise pour que chaque apprenant rencontre la difficulté visée, au bon moment.

  • Objectifs explicites par séance
  • Progression d’un TP à l’autre
  • Place prévue pour l’erreur
02

De la démonstration à l’explicitation

Dire ce qu’on fait sans y penser

Le tour de main, la texture qu’on sent, le bruit d’une cuisson juste : l’expert ne les voit plus. Les rendre dicibles est la première compétence du chef-formateur.

  • Repères sensoriels nommés
  • Gestes décomposés en étapes
  • Vocabulaire partagé avec l’apprenant
03

De l’assiette au geste

Évaluer le processus, pas seulement le résultat

Une assiette ratée ne dit pas pourquoi. Observer la posture, l’ordre des opérations, l’hygiène et le timing permet de corriger ce qui doit l’être.

Les situations d’enseignement

Quatre lieux, quatre manières d’enseigner.

Un chef-formateur passe d’une situation à l’autre dans la même semaine. Chacune appelle une posture différente, et le parcours les travaille toutes, là où elles ont lieu.

Le TP laboFaire réaliser, observer, interrompre au bon moment. L’enjeu : laisser l’apprenant chercher sans le laisser se perdre.
Le cours de technologieRelier le pourquoi au comment, sans tomber dans le cours magistral. Le plus déstabilisant pour un chef qui pense avec les mains.
Le restaurant d’applicationUn vrai service, de vrais clients, une pression réelle. La situation la plus formatrice, à condition d’y revenir après le coup de feu.
L’évaluation pratiquePréparer les épreuves et siéger en jury avec des critères explicites, partagés par tous les chefs de l’école.
Le parcours

Un parcours ancré dans le labo et le restaurant d’application.

On forme le chef-formateur là où il enseigne, en alternant mises en situation et analyse réflexive, plutôt qu’en salle, hors-sol. Le parcours s’articule en trois niveaux, encadrés par une intégration et une épreuve de validation.

Niveau 1

Formation en situation de travail

Observation de chefs-formateurs expérimentés en TP et en technologie, séances conduites sous le regard d’un tuteur, puis analyse réflexive en binôme. Le geste pédagogique se construit sur le piano.

Niveau 2

Ateliers pédagogiques

Sept ateliers pour outiller l’essentiel du métier : se positionner face aux apprenants, scénariser un TP, dynamiser un cours de technologie, concevoir supports et évaluations pratiques.

Exemple d’atelier : un chef filme sa démonstration d’un geste qu’il maîtrise depuis vingt ans, puis cherche avec ses pairs tout ce qu’il fait sans le dire.

Niveau 3

Modules d’auto-formation

Dix modules à explorer en autonomie, adossés aux ateliers : courants pédagogiques, andragogie, motivation, posture, hybridation, place de l’erreur dans l’apprentissage du geste. Validation par quiz.

Intégration et positionnement
Épreuve de validation
Durée du parcours adaptable selon le positionnement initial de chaque chef et l’organisation de votre école.
Les livrables

Des outils pensés pour la cuisine pédagogique.

Utilisables pendant le TP, pas seulement après : une grille d’observation se remplit au passe, une trame de TP tient sur une page. Ensemble, ils documentent le parcours pour vos audits.

Référentiel du chef-formateur
Trame de scénarisation de TP
Grilles d’observation du geste technique
Fiches d’analyse réflexive post-TP
Épreuve de validation du chef-formateur
Grille de validation du parcours

Vous repartez avec un système complet, pas une suite de supports isolés : chaque outil s’articule aux autres et alimente la grille de validation finale.

Un chef tuteur, grille d’observation en main, débriefe avec une jeune cheffe-formatrice après un TP en cuisine pédagogique
L’analyse réflexive

Après le TP,
on revient sur le geste

Le chef tuteur a observé la séance, grille en main. Le nouveau chef-formateur explique ses choix, repère ce qui a fonctionné et ce qui a perdu les apprentis. C’est dans ce débrief que la posture pédagogique se construit.

Pourquoi l’AFEST

La modalité faite pour les métiers du geste.

Une cuisine pédagogique est déjà une situation de travail. L’action de formation en situation de travail (AFEST) donne un cadre à ce que les écoles culinaires font souvent sans le nommer, et le rend finançable et traçable. Le cadre réglementaire est détaillé sur la page Former vos formateurs.

  • Le labo comme situation aménagéeUn TP se conçoit comme une situation de travail choisie pour ce qu’elle permet d’apprendre, pas comme une simple production.
  • Le restaurant d’application comme terrain réelLe service fournit la pression du métier. La phase réflexive qui suit en fait un apprentissage.
  • Une traçabilité utile à l’auditLes grilles d’observation et les fiches réflexives documentent le parcours pour vos financeurs et votre démarche Qualiopi.
Selon votre besoin

Trois intensités, une même méthode.

Vous pouvez entrer par un format court et remonter vers le dispositif complet. Chaque niveau prépare le suivant.

Format 1

Outiller vos chefs en poste

Un cycle court d’ateliers sur l’essentiel : scénariser un TP, expliciter un geste, l’évaluer. Effet rapide, déploiement léger.

Pour une équipe de chefs-formateurs déjà en place.
Format 2

Construire vos outils communs

Le référentiel du chef-formateur, les trames de TP et les grilles d’observation partagées par toute l’école.

Pour harmoniser les pratiques d’un chef à l’autre.
Format 3

Déployer le parcours d’intégration

Le parcours complet pour chaque chef qui rejoint l’école, la formation de vos chefs-tuteurs et l’accompagnement jusqu’à l’épreuve de validation.

Pour une école qui internalise durablement la pédagogie.

Pensé pour les écoles des arts culinaires et de l’hôtellerie.

Écoles de cuisine et de pâtisserie Écoles d’hôtellerie-restauration CFA des métiers de bouche Arts de la table et sommellerie Académies de groupes hôteliers Restaurants d’application
La référence

Ce dispositif, je l’ai conçu et déployé chez FERRANDI Paris pour professionnaliser les chefs-formateurs entrant dans l’école.

David Maily, fondateur de Lernea Consulting. Ancien responsable de l’innovation pédagogique de FERRANDI Paris.

Vos chefs-formateurs méritent un cadre. Donnons-leur.

Un premier échange suffit pour situer vos pratiques et identifier par où commencer.

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